Publié le 11 Août 2026

Depuis le 1er août, la facture d’électricité des foyers français augmente en moyenne de 2,5 %. Cette évolution, proposée par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), se traduira concrètement par une hausse d’environ 26 euros par an pour un ménage consommant 4,5 MWh par an. Mais au-delà de ce montant, c’est toute la dynamique autour de la rénovation énergétique et de l’équipement des logements qui se trouve concernée, notamment avec l’accélération du plan national d’électrification.
Quels impacts pour les propriétaires, bailleurs ou locataires ? Quelles tendances anticiper pour vos choix en matière de chauffage, de travaux ou de diagnostics immobiliers comme le DPE (diagnostic de performance énergétique) ? Voici ce qu’il faut retenir pour prendre les bonnes décisions, aujourd’hui et dans les prochains mois.
La hausse de 2,5 % des tarifs réglementés de vente de l’électricité est principalement liée à l’augmentation du tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (TURPE). Pour un foyer moyen (avec une consommation annuelle de 4,5 MWh), cela représente un passage d’une facture annuelle de 1 046 euros à 1 072 euros, soit environ 26 euros de plus par an.
Même si la hausse peut sembler modérée, elle s’ajoute aux augmentations déjà enregistrées ces dernières années et s’inscrit dans une tendance durable d’évolutions régulières des prix de l’énergie.
Cette hausse intervient dans un contexte où le gouvernement a récemment présenté un plan national d’électrification, comprenant 22 mesures pour accélérer la transition énergétique. Parmi ces mesures, l’une vise à généraliser l’installation de pompes à chaleur réversibles dans les logements.
Pour les particuliers, cela signifie que l’électricité va occuper une place croissante, notamment pour le chauffage et la climatisation, au détriment des énergies fossiles (gaz, fioul). Cette orientation est prise en compte dans les diagnostics immobiliers comme le DPE, qui évalue la performance énergétique d’un logement et son impact environnemental.
La hausse des tarifs, combinée à la volonté de moderniser les installations des logements, encourage à s’équiper de systèmes plus performants et à engager des travaux de rénovation énergétique. Plusieurs tendances se dessinent :
Enfin, les aides publiques à la rénovation énergétique restent mobilisables, sous réserve de respecter certaines conditions et de bien anticiper les démarches.
Face à la hausse annoncée et à la dynamique nationale, plusieurs actions concrètes peuvent être envisagées :
Enfin, gardez à l’esprit que la réglementation autour du DPE, des audits énergétiques et des aides à la rénovation continue d’évoluer, dans le sens d’une incitation accrue à améliorer la performance des logements.
La hausse de 2,5 % des tarifs d’électricité depuis le 1er août est un signal clair : la facture énergétique va rester un enjeu central pour les propriétaires, locataires et copropriétaires. En anticipant dès aujourd’hui, que ce soit par des travaux, des équipements performants ou une meilleure gestion de vos consommations, vous pouvez à la fois limiter l’impact sur votre budget et valoriser durablement votre bien immobilier. Pensez à faire réaliser ou mettre à jour vos diagnostics (DPE, audit énergétique) pour avoir toutes les cartes en main et profiter au mieux des dispositifs existants.