Audit, CEP et MaPrimeRénov’ 2026 : l’Anah émet ses règles pour les dossiers en cours

Publié le 22 Avril 2026

Depuis janvier 2026, le calcul de la performance énergétique des logements a bénéficié d’une baisse du facteur de conversion de l’électricité en énergie primaire. Cette évolution a eu un impact important sur la note de performance de nombreux logements chauffés à l’électricité. Dans un projet de rénovation d’ampleur encadré par MaPrimeRénov’, ce changement, qui s’applique aussi aux résultats des audits énergétiques de 2024 et de 2025, peut avoir des répercussions en matière d’éligibilité et de droits à cette prime dédiée à la rénovation énergétique des logements. Pour clarifier la situation, l’Anah a révélé récemment un cadrage officiel à la suite de toute mise à jour des classements avant/après travaux de l’audit énergétique au regard du nouveau coefficient d’énergie primaire relatif à l’électricité (CEP électricité).

Rappel du CEP électricité, le changement de règle de calcul qui redistribue les étiquettes DPE

Le coefficient de conversion énergie finale/énergie primaire pour l’électricité est un paramètre clé du calcul de la performance énergétique des logements. Avant 2026, il avait été fixé à 2,30. Depuis janvier, il est passé à 1,9, ce qui reflète un réajustement cohérent au regard de la décarbonation du réseau électrique français. Pour certains logements chauffés principalement à l’électricité, cette révision remonte leur étiquette d’une ou plusieurs classes sur l’échelle de performance du DPE et, par mimétisme, de l’audit énergétique, et ce, indépendamment de toute réalisation de travaux de rénovation énergétique. Des biens classés F peuvent ainsi se retrouver classés E aujourd’hui, ce qui n’est pas sans conséquence sur les critères d’éligibilité à MaPrimeRénov’ 2026 rénovation d’ampleur.

Évolution de l’éligibilité à MaPrimeRénov’ 2026 : quatre situations identifiées par l’Anah

Face aux éventuels changements des audits énergétiques déjà présentés au sein des dossiers de demande MaPrimeRénov’ rénovation d’ampleur, l’Agence nationale de l’habitat a anticipé les difficultés en définissant quatre scénarios de changement d’étiquette avant et après travaux entre l’audit initial et l’audit actualisé.

Si l’étiquette d’avant travaux de l’audit initial change avec le nouveau coefficient (par exemple, un logement classé F est reclassé E), l’Anah conserve le calcul basé sur l’étiquette initiale, protégeant ainsi les droits du porteur de projet. Si les travaux aboutissent à une performance conforme ou supérieure à la cible prévue, l’éligibilité et le nombre de sauts de classe retenu sont conservés. Toutefois, si les travaux se révèlent moins efficaces que prévu, la règle devient plus contraignante. Si le nombre de sauts de classe baisse jusqu’à deux, la subvention versée dans le cadre de MaPrimeRénov’ sera réduite. S’il devient inférieur à deux, la subvention sera retirée.

Ces nouvelles règles soulignent l’importance d’un audit actualisé en bonne et due forme pour connaître au plus tôt l’issue du dossier. Cette démarche est également essentielle pour prendre les devants et construire un projet de travaux de rénovation d’ampleur qui permettra de bénéficier d’une subvention MaPrimeRénov’ la plus avantageuse possible.

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